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D'or et de craie.

 

 Au cœur de la péninsule ibérique, Alberto Herranz Aparicio et son équipe développe depuis quinze ans son élevage de chevaux de Pur Sang Lusitanien « Yeguada La Perla ». Si cet elevage a su se forger rapidement une solide réputation en Allemagne et même au Portugal, il demeure encore assez méconnu en France. L’occasion parfaite pour découvrir mieux cet élevage et rencontrer son éleveur enthousiaste autour d’une interwiew chez lui en Castille dans sa finca de "Mata Rosueros" ..
 

 "La Castille: d'or et de craie". Fernando Amorín

 

Souvent boudée par les touristes qui lui préfèrent les côtes vulgaires et bondées de la Costa Brava, la Castille s’offre aux visiteurs dans toute la richesse de son extraordinaire patrimoine: Madrid, les palais royaux de la Granja, Riofrío, Aranjuez, le colossal monastère de l'Escorial,  les parcs naturels de la Sierra de Guadarrama, la ville de Segovia, Tolède..Il est inutile d'énumérer tant ces régions du centre de l'Espagne regorgent de splendeurs.

 

La Castille telle qu'elle se présente en été: les plaines, brûlées par le soleil, aux teintes ocres et jaunâtres contrastant avec l’austérité granitique de la sierra de Gaduarrama.

 

 

 

 

Historiquement, les terres de Castille se sont toujours merveilleusement bien prêtées à la culture de  l'élevage extensif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yeguada la Perla: Histoire

La Yeguada La Perla commence en 2000 avec une base d’environ quinze juments. La plupart issues de l’élevage de Felipe et Manuel Jorge Oliveira. Très vite l’élevage se spécialise dans la couleur. Parmi les premiers étalons utilisés on compte des chevaux du fer Oliveira Martins, Ribeiro Telles , Arsenio Raposo Cordeiro, Manuel Veiga ( Vibrante & Zarco da Broa), Pedro Ferraz de Costa. Des origines, comme on voit, très tauromachiques.


Parmi les premiers étalons de l'élevage, pour certain encore utilisés:

 

   
 Vibrante da Broa ( MTV), 1m60, 71,5pts, fils de Peninsular ( MTV) et Madona ( MTV) par Danubio ( MTV) Alcaide ( SOM), 1m62, 75pts, fils de Lobito ( SLV) et Paloma ( SOM) par Novilheiro ( MTV).
 

 

Ximfrim ( SOM) , 1m65, 74,5 pts, fils de Lobito ( SLV) et Hermana ( SOM) par Cravo ( MTV).
 

Quod ( PSP), 1m56, 70,5pts, par Dital ( OI) et Guapa ( CL) par Aluado ( CL)

 

 

Le troupeau des juments s’est considérablement étoffé au fil du temps jusqu’à atteindre près de 80 poulinières. « Aucune jument à moins de 70 points, c’est ma règle », précise Alberto H.A. Le troupeau présente aujourdh’ui une très belle homogénéité dans le modèle : des poulinières de taille assez modeste, compactes, avec un très bon caractère et, bien sûr, de couleur. On retrouve souvent chez les palomino l'influent Quimono ( AA), en arrière grand-père par le biai de l’étalon Dital ( SOM).

 

 

La finca « Mata Rosueros » se déploie sur environ 1700 hectares. Les immenses parcelles, parcemées de chênes offrant un ombrage salutaire dans la fournaise de l’été, sont pourvues de points d’eau naturels, ainsi de que de nombreux dénivellés. Les différents troupeaux, séparés par classe d’âge, vivent en complète liberté dans de vastes patûres pendant toute l’année ( hors vermifuge, soins et préparation aux concours). En hiver le climat est rude avec des vagues de froid et de la neige. « Ces conditions difficiles rendent les chevaux finalement assez rustiques, c’est une sorte de pré-selection, même si nous gardons toujours un œil sur eux en cas de problème ». La finca abrite aussi un superbe élevage de taureaux braves.

   

Parmi les étalons utilisés actuellement, on retrouve, en plus des premiers étalons achetés, des jeunes étalons du fer de l’élevage :

    « Je les essaye une première fois dès quatre ans sur quelques juments. Si le résultat me convient je commence à les faire reproduire dans la jumenterie. C’est le cas d’ Ermitaño qui cette année devrait remplir 20 juments, car j'avais déjà fait quelques essais concluants »

L’emblématique Camaron ( YPH) fils de Quod ( PSP) et Xivata ( PAP) par Pomposo ( PFC). Espartaco ( YHP), fils de Ximfim ( SOM) et Xivata ( PAP) par Pomposo ( PFC). Une jeune cheval puissant avec un bon cadre.

 

 

Ermitano ( YPH), 5 ans, fils de Ortega ( SOM) et Zita ( APP) par Damasco ( RT). Une des promesses de l’élevage. Actuellement compétiteur sous la selle du cavalier Claudio Castilla.

" En ce moment je mise beaucoup sur notre jeune cheval Ermitaño ( 5 ans, fils de Ortega ( SOM) et Zita ( APP) par Damasco ( RT) C’est un cheval chez qui je trouve beaucoup des qualités que je recherche chez un cheval. Cette année il a couvert environ 20 juments et il me tarde de voir le résultat."

 

Quelques résultats significatifs de la saison 2014

 


Giralda ( YPH), fille de Quod ( PSD) et Xadriga ( JAF) par Laverco ( SA) Médaille d’or au concours M&A de Cascais.  

 

 

Invasor ( YPH), 1er place du concours M&A de Cascais

interwiew avec Alberto Herranz Aparicio

Alberto Herranz Aparicio, éleveur de la Yeguada la Perla


I. T.A: Pouvez-vous nous dire quand et comment votre passion pour les chevaux est-elle née ?

 

"A.H.A: Déjà enfant je rêvais de chevaux, je les ai toujours aimé. Quand j’ai commencé à à travailler, très jeune, aux travaux des champs, je me faisais parfois payer en heures d’équitation. C’était ma passion. Parfois je me disais : si un jour je parviens a posséder des chevaux, ce serait merveilleux. J’ai commencé avec mes premières économies, vers 17 ans, avec ma première jument, une croisée avec du sang Arabe. Après je me suis mis à acheter quelques espagnoles, mais très vite je me suis rendu compte que la valorisation et la selection du cheval espagnol ne me plaisait pas. J’ai commencé à connaître le Lusitanien grâce à la tauromachie. C’est en voyant un cheval si élastique, si noble, avec autant de qualités, que j’ai commencé à m’intéresser à lui. J’ai visité au Portugal presque tous les élevages qu’on pouvait trouver. J’ai connu le père de Manuel Jorge Oliveira qui, à cette époque, était responsable d’élevage chez Ortigao Costa et avec qui j’ai sympathisé. Il m’a appris beaucoup de choses : il avait une grande connaissance et, de mon point de vue, un de meilleurs troupeaux qu’on pouvait voir. Je cultive toujours une grande amitié pour ses fils Manuel et Felipe. C’est en partie avec des juments de leur fer que j’ai commencé mon élevage. Je leur ai aussi acheté certains de mes premiers étalons. Peu à peu, car ce n’était pas spécialement mon premier critère, j’ai pensé à rajouter de la couleur comme alezan crin lavé, c’est devenu ma spécialité, mais j’ai toujours souhaité que cela ne se fasse pas au détriment de la qualité. Et c’est ainsi que l’aventure a débuté..

 

II. T.A : On connaît surtout l’Espagne pour le cheval P.R.E ( Pur Race Espagnol), quelles sont les raisons qui vous ont poussé à vous diriger vers le Lusitanien ?


   A.H.A : D’abord je tiens à préciser je ne veux absolument pas déprécier le P.R.E. D’ailleurs le sang Espagnol, si on prend la lignée de Firme par exemple, est à la base des meilleurs lignées lusitaniennes. Ce qui m’a déplu, à l’époque, chez le P.R.E, c’était les critères de selection, avec cette volonté de fabriquer des chevaux immenses avec parfois de mauvais membres, avec les jarrets très derrières, des chevaux spectaculaires mais peu fonctionnels. Mais enfin je ne dis pas qu’il n’y a pas de chevaux P.R.E de qualité et des éleveurs qui font un travail de qualité..

 

III. T.A : Quel type de chevaux essaie de produire votre élevage aujourd’hui ?


   A.H.A : Je cherche avant tout un cheval fonctionnel et polyvalent. Capable de servir à un professionnel comme à un ado. Ce que nous essayons de faire peut se résumer en quatre points : d’abord le bon caractère, je crois que c’est le plus important. Ensuite la fonctionnalité, j’entends par là un animal utile, correspondant à l’usage qu’on attend de lui. En troisième position la génétique, c’est à dire la qualité fonctionnelle de la lignée. Et enfin la beauté. Mais le problème avec ça, c’est que la beauté, en soi, fait appel à des critères purements subjectifs. Pour moi la beauté du cheval tient à son expression, son port noble, à cet œil si bon qu’il a parfois et qui nous fait rêver…

 

IV. T.A : Vous avez été l’un des pionniers dans l’exportation du cheval Lusitanien en Allemagne. Que pouvez-vous nous dire sur les avantages et désavantages de ce nouveau marché ?


   A.H.A : Le public allemand connaît une grand passion pour le Lusitanien. Il adore sa polyvalence . Polyvalence qu’ils ne peuvent retrouver avec les Warmbloods. Ils commencent à bien connaître nos chevaux. Le problème réside souvent dans la mauvaise réputation de nos chevaux là-bas. Cette mauvaise répution est souvent due au commerce de chevaux ibériques médiocres qui transitent chez des marchands. En ce qui nous concerne, l’affaire est très simple : nous ne vendons aucun cheval qui présente des problèmes pendant les visites vétérinaires. Le moindre problème, nous le gardons. C’est une question de qualité. Il faut s’habituer à ça : le commerce de qualité.

 

   V. Le monde du cheval Lusitanien a connu de nombreux changements ces dernières décennies. D’après vous, quelles sont les évolutions les plus sensibles?

 

   A.H.A : Un grand travail a été réalisé pour démontrer la qualité de ce cheval. Mais le Lusitanien est un cheval tellement polyvalent qu’il reste beaucoup à faire. Ce cheval est une vrai merveille, il est en train de se faire. Je suis tout à fait ravi de voir à quel point le niveau augmente chaque année dans les concours Modèles & Allures et dans les concours de Dressage. Il faut regarder vers l’avenir, continuer à travailler et à démontrer la qualité du Lusitanien en Dressage et en Attelage.

 

   VI.L’élevage de chevaux est probablement une des activités les plus ingrates et difficiles qui soit, particulièrement en période de crise financière. Comment vous semble la situation aujourd’hui comparé à 2008 ?


   A.H.A : C’est vrai que la période est très difficile. C’est triste et j’en suis désolé. Mais toute situation de crise connaît ses opportunités, en ce qui nous concerne, cela passe par l’ouverture à des marchés étrangers . Nous devons être capable de nous ouvrir à de nouveaux marchés. Et, bien sûr, en proposant de la qualité. C’est un critère fondamental. On ne peut plus aujourd’hui élever des chevaux en amateur. Il faut le faire en professionnel compétent. Sur le marché internationnal, l’éxigence de qualité est haute et je crois que c’est une bonne chose que nous respections ça. Il ne faut pas oublier que, en plus d’être un rêve, c’est un business.
En plus le développement vers les marchés extérieurs va bénéficier à tout le monde. Par nouveaux marchés j’entends surtout l’Allemagne, les Etats-Unis et les pays du nord de l’Europe. Pour cela, nous devons être capable d’oublier nos individualités si nous voulons marquer des points.

 

VII. On dit souvent qu’en matière d’élevage on peut faire un bilan tous les dix ans. Aujourd’hui l’élevage fête ses quinze ans. Quel serait votre bilan aujourd’hui et quels sont vos plans pour le futur ?


   A.H.A : Avec seulement quinze ans d’existence, nous nous considérons encore comme un jeune élevage. Malgré cela nous commençons à voir le fruit de notre travail avec de bons résultats en compétition. C’est ce qui encourage à continuer, à donner le meilleur de soi ! Cette année nous avons réussi à prendre la première place à Cascais avec notre poulain Invasor dans la catégorie des 1 ans et à recevoir une médaille d’argent avec notre pouliche Giralda. Je dois dire que cela a été une grande satisfaction.
En ce moment je mise beaucoup sur notre jeune cheval Ermitaño ( 5 ans, fils de Ortega ( SOM) et Zita ( APP) par Damasco ( RT) C’est un cheval chez qui je trouve beaucoup des qualités que je recherche chez un cheval. Cette année il a couvert environ 20 juments et il me tarde de voir le résultat."

 

   Un grand merci à toute l'équipe de la Yeguada pour son accueil si chaleureux, son efficacité et sa généreuse mobilisation. 

Titouan Amorín

Article mis en ligne le 25/07/2014.



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